sortie du 8 avril

Sortie du 8 avril - Iffendic

Nous gagnons le château de la Morinais où nous attend le propriétaire, monsieur Paul Fleuriot de Langle, 82 ans. 

Le château, mentionné dès 1420, est d'abord propriété des La Morinaye (nom du lieu), puis de la famille de la Monneraye, magistrats rennais au parlement de Bretagne, à partir du XVIIème.

Au XVIIIème siècle, une chapelle lui est ajoutée. Elle servira jusqu'à la seconde guerre mondiale, desservie par les prêtres de la paroisse d'Iffendic.

la chapelle

Le château connait plusieurs reconstructions : 1749 dans sa forme actuele sur les ruines de l'ancienne forteresse, puis après destruction et pillage sous la révolution, restauré au XIXème siècle.

le corps arrière, la tour carrée

dépendances et écuries

Le corps arrière avec sa tour carrée semble la partie la plus ancienne. Les communs (hangars, écuries) apparaissent sur le cadastre de 1845. La façade côté parc comprend 8 rangées de fenêtres, elle est irrégulière du fait de travaux successifs.

dans la chapelle, Anna de la Monneraye

vicomtesse de Langle, grand-mère du propriétaire

 

L'actuelle famille prend place en 1848, suite au mariage d'Anna de la Monneraye avec l'amiral Camille Fleuriot de Langle qui prit part à la colonisation de l'Afrique orientale : prise de possession du golfe de Tadjoura (1860), instigateur du traité de Paris (1862), ouverture de débouchés commerciaux vers le Gabon et le Congo puis nommé préfet maritime de Brest. il mourra en 1914. Son petit-fils connaitra la célébrité sous le nom de Jean de la Varende, auteur entre autres du célèbre roman "nez-de-cuir".

Un autre Fleuriot de Langle s'était déjà hautement illustré sur les mers. Le vice-amiral Paul Fleuriot de Langle secondera la Pérouse dans son expédition antarctique de 1785 sur les traces du capitaine Cook et le passage du pôle sud. Commandant de l'Astrolabe, il trouvera la mort en 1787 sur le chemin du retour, tué par des indigènes sur une plage des îles Samoa. 

Monsieur de Langle nous parle également de sa propre vie, de son service militaire en guerre au Maroc où il fit la connaissance de la famille de Villepin, de sa carrière de pétro-géologue, de sa maladie. Il nous parle du trésor monétaire gallo-romain (pièces des 2ème et 3ème siècles) découvert au bord du parc du château, le long de la voie romaine de Rieux à Corseul.

la façade à 8 travées

les membres de la commission archéologie...

prennent la pose.

Rendez-vous est pris pour autre date, monsieur de Langle a des vieux papiers à nous montrer...

Nous essayons ensuite de suivre la voie romaine toute proche, il reste juste une petite portion de chemin creux car la route actuelle la recouvre en partie. Puis nous allons voir la jolie Fontaine Saint-Uniac.

le vieux calvaire de Saint-Uniac

 

En fin d'après-midi, direction le menhir que nous avons découvert la semaine dernière.

      

Jacques est satisfait ! 

  

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